Préparer un fichier pour l’impression: ce que cela veut dire, et ce que vous n’avez pas à faire.
Un imprimeur vous a répondu que votre fichier ne convient pas, et vous ne savez pas quoi en faire. C’est la situation la plus banale de tout le métier, et elle arrive presque toujours au pire moment, une fois la date fixée. La cause est rarement le dessin. C’est presque toujours la matière première : un logo qui n’existe qu’en image, une photo faite pour un écran, un document dont la police n’a pas suivi. Cette page explique ce qui bloque, pourquoi, et ce que vous pouvez vérifier vous-même en une minute.
Ce que ce guide vous aide à décider.
Avant d’entrer dans le détail, voici ce que cette page cherche à clarifier.
Trois différences entre un écran et une feuille de papier
Presque tous les refus d’un imprimeur s’expliquent par l’une de ces trois différences. Elles sont simples, et personne ne les explique jamais, ce qui donne l’impression que l’impression est une affaire de…
Six situations qui bloquent une commande
Ce sont celles qui reviennent le plus souvent. Il est probable que la vôtre soit dans la liste.
Ce qui règle chacune de ces situations
Aucune de ces six situations n’est un cul-de-sac, et aucune n’exige que vous appreniez quoi que ce soit. Voici ce qui les règle réellement.
Ce que vous devez pouvoir vérifier.
Les points concrets à retenir avant d’avancer dans votre projet.
Tous les services
l’ensemble de ce que nous concevons et faisons imprimer
Flyers et dépliants
les formats, les papiers, les finis et les quantités, que cette page ne catalogue pas
Cartes d’affaires
les papiers, les finitions et les options de format
Création de logo
les versions livrées, et la différence entre reconstituer un logo existant et le refaire
Création de site internet
le support où les mêmes images obéissent à des règles opposées, puisqu’un site a intérêt à des fichiers légers
Graphisme pour les commerces et PME
que faire quand plusieurs versions de vos fichiers circulent chez plusieurs fournisseurs
Comment se déroule un mandat, à titre de comparaison.
Nous décrivons notre propre fonctionnement pour vous donner un point de repère concret.
Vous appelez
Vous appelez et vous décrivez votre projet Vous n’avez rien à vérifier ni à préparer avant cet appel.
Vous nous envoyez
Vous nous envoyez ce que vous avez , dans son état actuel, sans conversion, sans agrandissement et sans tri. Un seul envoi, avec tout ce que vous trouvez.
Nous vous disons
Nous vous disons ce qui est utilisable et ce qui doit être repris, avant que quoi que ce soit ne soit engagé. C’est le moment où une reconstitution de logo, si elle est nécessaire, est signalée plutôt que découverte à la fin.
Nous concevons, nous
Nous concevons, nous préparons les fichiers d’impression et nous faisons imprimer , avec des retouches illimitées jusqu’à votre approbation. Vos exemplaires vous sont expédiés directement à votre entreprise, par lots standards de 250, 500, 1 000 ou 2 500 exemplaires.
Les questions que ce guide soulève le plus souvent.
Voici des réponses courtes aux questions les plus fréquentes.
Mon logo est sur mon site : puis-je simplement l’y prendre?
Vous pouvez l’envoyer, et c’est même utile, mais il sera rarement imprimable tel quel. Les images d’un site sont volontairement allégées pour que les pages s’affichent vite, ce qui est un bon réglage pour un site et un mauvais point de départ pour une impression. Le fichier récupéré ainsi fonctionne parfois pour un usage très petit, comme une mention en bas de page, et il montre presque toujours ses limites sur une carte d’affaires, où le logo est petit mais lu de près. Ce qui vaut la peine d’être fait avant d’y renoncer, c’est de chercher ce que le fournisseur qui a produit le logo vous avait remis à l’époque, dans vos courriels ou sur un ancien support de sauvegarde. Si rien ne se trouve en quinze minutes, arrêtez la recherche et appelez-nous : une reconstitution règle le cas et se fait à partir de ce que vous avez, y compris une simple photo d’un support existant.
Une photo prise avec un téléphone est-elle assez bonne pour être imprimée?
Souvent oui, et la surprise vient d’ailleurs. Les appareils des téléphones récents produisent des images largement suffisantes pour un imprimé courant. Ce qui dégrade la photo n’est presque jamais l’appareil, c’est le chemin qu’elle emprunte ensuite : une image envoyée par une application de conversation, publiée puis retéléchargée, ou insérée dans un document avant d’être transmise a perdu une bonne partie de son information à chaque étape, sans que rien ne l’indique. La règle pratique est donc de nous transmettre la photo directement depuis l’appareil qui l’a prise, en pièce jointe ou par un service de transfert, et jamais une version qui a déjà circulé. Deux réserves qui ne relèvent pas de la technique : une photo prise dans une lumière difficile reste difficile, et le cadrage utile n’est pas le même selon le support visé, ce dont il vaut mieux parler avant la séance qu’après.
Pourquoi la couleur imprimée n’est-elle jamais exactement celle de mon écran?
Parce que ce sont deux procédés qui n’ont rien en commun. Votre écran fabrique ses couleurs avec de la lumière et peut donc produire des teintes très vives ; une presse dépose des encres sur une feuille qui ne s’éclaire pas, et certaines de ces teintes n’y ont pas d’équivalent. S’ajoutent trois facteurs que l’on oublie souvent : deux écrans côte à côte n’affichent pas la même chose, un papier mat absorbe davantage qu’un papier glacé et rend les couleurs plus sourdes, et la lumière de la pièce où vous regardez le résultat change votre perception. Ce que nous faisons pour limiter l’écart est de convertir les couleurs pour l’impression au moment de la préparation, et de vous prévenir quand une teinte que vous avez choisie appartient à la catégorie de celles qui vont perdre en intensité. Si une couleur précise est essentielle pour vous, dites-le au premier appel : cela se prévoit à la conception et non à la production.
Nous n’avons aucun fichier utilisable : le projet est-il bloqué?
Non, et c’est la situation d’une bonne partie des entreprises établies depuis longtemps. Une photo nette d’un support existant, prise de face, suffit à voir la construction, les proportions et les couleurs approximatives, ce qui permet de reconstituer proprement. Envoyez aussi vos vieux imprimés, une facture, une enveloppe, tout ce qui porte le signe : les écarts entre ces supports sont souvent l’information la plus utile, parce qu’ils indiquent combien de versions circulent. Ce que cette démarche implique en pratique, ce qu’elle coûte, et la distinction entre redessiner à l’identique et refaire, se trouvent sur la page de création de logo, vers laquelle cette page renvoie.
Faut-il acheter un logiciel ou apprendre à préparer nos fichiers?
Non, et ce n’est pas une politesse. La préparation des fichiers d’impression est comprise dans nos mandats : le fond perdu, les marges, la conversion des couleurs, l’intégration des polices et la vérification avant production sont faits par nous. Acheter un logiciel professionnel pour préparer une commande d’impression par année n’a aucun sens économique, et le temps d’apprentissage coûte davantage que la préparation elle-même. Il existe une exception, et elle ne concerne pas l’impression : si vous devez modifier vous-même certains supports au quotidien, une carte, une affichette, une offre qui change souvent, alors la question devient celle des gabarits qui vous sont remis et des outils déjà présents chez vous. Dites-le au premier appel, cela change la forme de ce que nous livrons.
Nous avons acheté des images en ligne : y a-t-il quelque chose à vérifier?
Oui, deux choses, et il vaut mieux les vérifier avant l’impression qu’après. La première est technique : les banques d’images proposent généralement plusieurs tailles de téléchargement, et la plus petite est destinée aux usages en ligne. Reprenez le téléchargement dans la plus grande taille disponible et conservez ce fichier, c’est celui qui servira. La seconde concerne les conditions d’utilisation attachées à votre achat, qui peuvent varier selon la banque, le type de licence et l’usage prévu, notamment pour l’impression et pour les grandes quantités. Ces conditions ne relèvent pas de nous et nous ne vous conseillerons pas sur leur portée : elles se vérifient auprès de la banque d’images ou de votre conseiller. Ce que nous vous recommandons est simplement de conserver la preuve d’achat et la licence avec le fichier, au même endroit, parce que c’est le document que l’on cherche des années plus tard sans le retrouver.
Envoyez-nous ce que vous avez, nous vous dirons ce qui est utilisable.
Appelez-nous et décrivez votre projet. Vous n’avez rien à préparer, rien à convertir et rien à trier avant cet appel. Vous saurez rapidement ce qui peut être employé tel quel, ce qui doit être repris et ce que le mandat représente, et la préparation des fichiers d’impression sera comprise dedans.